Marigaz ayant consacré quelques articles à ses voyages en
Grèce je lui ai promis de rééditer un article concernant mon voyage en Grèce que j'avais publié sur mon ancien blog. Chose promise chose dû.
Nous étions dans la naïveté de nos vingt ans et avions l’intention de partir un mois en
Grèce pour faire le Péloponnèse à vélo.
A l’atterrissage nous découvrîmes avec nos yeux arrondis par l’étonnement, que la région était
montagneuse! D’où l’intérêt de lire les brochures avant de partir!
Alors on a fait le Péloponnèse en stop.
Après avoir inondé une chambre d’hôtel la veille par mes shampoings intempestifs
nous partîmes le coeur plein d'entrain vers Corinthe.
Le gérant du camping m’ayant fait un geste obscène dès notre arrivée, nous nous réfugiâmes dans
un hôtel quatre étoiles qui nous bouffa le quart de nos économies et ceci dès le second jour de notre séjour hellénistique.
A Nauplie nous essayons de couler des jours heureux mais très vite on creva de faim parce qu’au
village ils ne vendaient que des produits d’entretien et lorsque l’on campe on a guère besoin de Monsieur Propre.
Sous la tente l’un des nôtres fit une
allergie à la crème Nivéa et heureusement que l’on pu compter sur notre voisin alors que la veille nous avions dit du mal (nous pensions qu’il était psychotique alors qu’il était infirmier dans un hôpital psychiatrique en
Allemagne.)
La méprise!
Je voulais voir la Grèce comme celle que l’on voit sur les cartes postales, c’est
à dire blanche! Alors nous partîmes vers les îles: Paros, Mykonos,Craignos.
Avant d’embarquer pour Cythère pour Mykonos nous avions séjourné dans un
camping très fréquenté par la secte Les Enfants de Dieu. En même temps comme ils faisaient concert gratuit tous les soirs, nous étions d’un
certain point de vue gagnant .
Arrivés à Mykonos par une nuit sans lune qui nous avait complètement déboussolés! Nous déambulâmes comme de pauvres glaises informes sur l’île pour trouver notre point de chute à savoir Le camping
municipal.
Nous aurions pu nous faire violer ou quelque chose
comme ça.
Dans cette nuit noire et hostile j'éclatais en sanglot.
Très vite nous avions senti qu’a Mykonos quelque chose ne tournait pas rond ! Tous ces
hommes déguisés en femmes...
Mykonos à cette époque c’était l’ile des travestis venant du Nord de l’Europe.
Il y avait tellement de vent sur cette île que mes
boucles made in Camille Albane devinrent raides comme la justice.
Nous avions aussi faillit mourir noyés en faisant la traversée de Mykonos à Delos.
Sur le bateau malmené par une mer déchainée je m'accrochais désespérement au cou d’un passager en poussant des hurlements pendant que ma voisine dégueulait par dessus
bord.
Et puis les choses se dégradèrent.
Des gens mal attentionnés( ça existe ) nous volèrent
une partie de notre argent! alors nous dûmes nous sauver du camping sans payer, en parcourant la montagne de nuit.
C'est en Grèce que nous avions accomplit notre chemin de croix, sans la croix mais avec une tente
de camping sur le dos, ce qui revient au même.
Et puis l’un des nôtres ayant perdu ses papiers nous nous rendîmes brides abattues dans un
poste de police mais comme nous nous étions fichus des flics parce qu’ils ne savaient pas parler anglais comme ils le prétendaient ça a faillit
dégénérer.
Du coup bien énervée par la tournure de la virée en terre d’Apollon j’ai tel aux Assedic en
leur demandant de me rappeler à leur frais pour les entretenir d’une sombre histoire de trop perçu fictif que j’ai voulu subitement éclaircir pour me calmer les nerfs.
Lorsque j'ai le moral à zéro j'ai des crises de radinisme c'est un problème je ne vous
le cache pas.
Mal inspirée je bronzais tous les matins seins nus sur la plage du Pirée ce qui était
interdit mais depuis de début du séjour je flirtais avec la gourance donc j’ai attiré des pâtres grecques, des Apollons et de vieux Socrate dégouttants tandis que l’un des nôtres au
Consulat foutait le bordel pour avoir son laisser passer pour quitter le territoire.
A la fin du mois nous étions à bout.
Fuck la Grèce! Fuck les Grecs! ( Pas la peine d'alerter la LYCRA non plus)
A mon retour ma grand-mère m'avait dit que je n’étais pas jolie parce que trop
j’étais trop bronzée!
Je n'avais même plus la force de lui répondre. Je lui ai fait la gueule pendant un mois.